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Dimanche 4 décembre 2005
Je me couche et de ta bouche ne me reste que l'ivresse, lointaine certe mais puisante, affolante presque, désirée et adorée, absolue mais abstraite, déjà vécue seulement toujours imparfaite pour l'homme que je suis qui désespère continuellement d'aboutir à la sérenité du parfait marié et à l'apogé du parfait amant.
Je dors, et mon esprit m'emporte loin de mon lit et de ton souvenir, tu es absente et les femmes de mes rêves n'ont aucun de tes traits, tu n'es plus là alors que mon âme adore d'autres dames, tu n'existe plus mais tu vois encore une fois je ne parle que de toi.
Je me réveille, ma main s'attarde entre les draps, mais c'est fini tu n'y reviendra pas.
Par PiF - Publié dans : hipipif ! hourra !!
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